Tag Archives: Cameroon

Cameroon: Rights lawyer Patrick Yong Fanyong abducted by unidentified gunmen

02/05/22

Cameroon: Crise anglophone : L’avocat d’Ayuk Tabe inculpé pour sécession

28/03/22

Me Nicodemus Amungwa Tanyi est accusé de détenir les images de propagande sécessionniste dans son téléphone portable.

Me Nicodemus Amungwa Tanyi, avocat d’Ayuk Tabe et plusieurs présumés séparatistes ont été inculpés le 10 mars 2022 des faits qualifiés de « sécession ». L’avocat a été inculpé par un juge du tribunal militaire de Yaoundé, en présence de madame le bâtonnier et plusieurs autres avocats venus l’assister. Malgré cette décision du tribunal militaire de Yaoundé, Nicodemus Amungwa Tanyi continue de vaquer sereinement à ses occupations en attendant d’être jugé. L’avocat au barreau du Cameroun a été inculpé sur une affaire qui date depuis le 31 mai 2021.

Ce jour, il avait été interpellé alors qu’il se trouvait au groupement de gendarmerie territoriale de Yaoundé pendant qu’il assistait son client dans une procédure de reprise d’un immeuble et de rébellion. « Pendant l’enquête préliminaire Me Amungwa a fait usage de son téléphone portable pour filmer. L’enquêteur s’en est aperçu et a récupéré son téléphone pour exploitation. Selon les enquêteurs, il s’est avéré après la fouille du téléphone de l’avocat que ce dernier détenait les images de propagande « sécessionnistes » dans son appareil.

L’avocat inculpé le 10 mars dernier a été dénoncé par l’un de ses confrères. Après son interpellation, Me Amungwa a été conduit au Service central des recherches judiciaires pour exploitation. Me Amungwa avait été détenu pendant plus de dix jours au Service central des recherches judiciaires avant d’être libéré.

[…]

https://www.237online.com/crise-anglophone-lavocat-dayuk-tabe-inculpe-pour-secession/

https://www.hrw.org/fr/news/2021/06/07/un-avocat-camerounais-des-droits-humains-detenu-suite-de-fausses-accusations-de

https://www.237online.com/crise-anglophone-les-avocats-fragilises-par-la-loi-antiterroriste/

(ENGLISH)

https://www.hrw.org/news/2021/06/07/cameroonian-human-rights-lawyer-detained-bogus-terrorism-charges

Cameroon: Crise anglophone : Les avocats fragilisés par la loi antiterroriste

25/03/22

Entre inculpations et condamnations à vie, les défenseurs des droits de l’homme sont jugés devant le tribunal militaire en toute violation des conventions internationales ratifiées par le Cameroun.

Me Amungwa Tanyi Nicodemus, avocat d’Ayuk Tabe et de plusieurs autres présumés séparatistes, a été inculpé le 10 mars 2022 par un juge d’instruction militaire de « sécession ». Cette affaire remonte au 31 mai 2021. Les faits de la procédure sont puisés de la fouille illégale du téléphone portable de Me Amungwa. C’était dans les locaux du groupement territorial de gendarmerie de Yaoundé, où l’avocat était parti assister un de ses clients. Me Amungwa s’est alors retrouvé en face de son confrère qui l’avait injustement accusé qu’il était en train de filmer l’audition.

Après son interpellation, Me Amungwa a été conduit au Service central des recherches judiciaires, sous prétexte que les images de propagande sécessionnistes ont été découvertes dans son téléphone portable, alors que cela n’était pas fondé. L’avocat d’Ayuk Tabe que nous avons contacté affirme qu’il continue de vaquer sereinement à ses occupations malgré son inculpation. Il dit être victime de son engagement à défendre les personnes dont les droits sont violés dans le cadre de la crise anglophone. Et il n’est pas seul…

Acharnement
Agbor Balla, vice-président de l’African Bar association, (Afba) et président de de la Fako lawyers association (Fakla), et président du Cameroun anglophone civil society consortium a été interpellé en janvier 2017 pour insurrection et hostilités contre la patrie dans le cadre de la crise anglophone. Cet avocat a été incarcéré à la prison centrale de Yaoundé prison d’où il a été libéré le 31 août de la même année. Sa libération est intervenue à la suite d’un communiqué du secrétaire général de la présidence de la République qui annonçait l’arrêt des poursuites à l’encontre de certaines personnes poursuivies dans le cadre de la crise anglophone.

Ayah Ayah Abine, ancien avocat général à la Cour suprême, avait également bénéficié de l’arrêt des poursuites en août 2017. Ce magistrat et ancien député de la nation avait été arrêté un samedi matin à son domicile. C’était le 8 décembre 2018, lorsque des hommes en civil sont venus procéder à son interpellation pour soupçons de complicité avec les séparatistes. L’ancien avocat général de la Cour suprême a été gardé pendant plusieurs mois au secrétariat d’Etat à la défense avant d’être libéré.

[…]

https://www.237online.com/crise-anglophone-les-avocats-fragilises-par-la-loi-antiterroriste/

https://theconversation.com/cameroun-comment-la-langue-a-plonge-un-pays-dans-un-conflit-meurtrier-qui-nen-finit-pas-179849

(ENGLISH)

https://www.hrw.org/news/2021/06/07/cameroonian-human-rights-lawyer-detained-bogus-terrorism-charges

https://www.aa.com.tr/en/africa/cameroonian-lawyer-detained-on-bogus-terrorism-charges-rights-group/2267140

Cameroon: Lawyer Arrested, Detained For Defending Suspected Amba Fighter

20/01/22

May be an image of 1 person

A lawyer, Ndifonchowara Denis, defending a suspected Amba fighter is reported to have been arrested in the Foumban, Noun division of the West region of Cameroon.


Barrister Ndifonchowara we are told, is being held in detention in Yaoundé for appearing as counsel for a boy accused of being an Amba fighter.


Ndifonchowara, 58, said to be teacher turned lawyer, is reported to have been arrested January 3, 2022. The law firm where the lawyer works, we are told, had assigned Ndifonchowara to defend a client suspected of being a separatist fighter in court.


Mimi Mefo Info gleaned that, on reaching the police station in Foumban, Barrister Ndifonchowara, was found to have a blood relationship with the suspect he had showed up to defend.


Following the discovery, police officers are said to have wasted no time in arresting the lawyer. He is said to have been ferried to Yaounde and is being detained at the Gendarmerie Brigade at Carrefour EMIA.

[…]

Cameroon: Bar Treasurer Akum Michael Nche kidnapped

15/01/22

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https://www.voanews.com/a/cameroon-says-separatists-frustrated-by-inability-to-disrupt-african-football-attack-schools-civilians/6396869.html

(FRANCAIS)

https://www.france24.com/fr/afrique/20220115-au-cameroun-le-football-sert-de-diversion-au-conflit-meurtrier-dans-l-ouest-anglophone

UPDATE 15/01/22 6pm CET:

It has just been confirmed that he has been released.

Cameroon: Cinq personnes ont été blessées dont l’avocat Ivoh Aloh Njuh 

12/01/22

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Peur sur la 33è édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football qui se déroulé depuis dimanche dernier au Cameroun. Selon plusieurs sources concordantes, l’équipe nationale malienne de football a suspendu, ce mercredi 12 janvier 2021, l’entraînement dans la région du Sud-Ouest.

Cette interruption fait suite des coups de feu assourdissants de ce matin, rapporte le journal en ligne Mimi Mefo Info sur sa page Facebook.

Selon cette source, l’équipe s’entraînait au stade Molyko, à Buea quand les coups de feu ont explosé. Au moins cinq personnes ont été blessées, dont l’avocat Barrister Ivoh Aloh Njuh, chef des chambres juridiques de Nunjang.

Les blessés ont été transportés à l’hôpital. Les forces de l’Ambazonie ont décidé qu’aucun match de la CAN n’aurait lieu dans les régions anglophones où un conflit armé sévit depuis plus de cinq ans.

https://www.lebledparle.com/fr/politique-cameroun/1125293-les-deux-dernieres-volontes-de-me-kemende-gamsey-henry-senateur-sdf-assassine-a-bamenda

https://www.koaci.com/article/2022/01/12/cameroun/politique/cameroun-henry-kemende-senateur-de-lopposition-froidement-abattu-par-des-hommes-armes-a-bamenda_156789.html

(ENGLISH)

https://abcnews.go.com/International/wireStory/cameroon-lawmaker-shot-dead-north-west-region-82220969

https://www.europapress.es/internacional/noticia-asesinado-parlamentario-regiones-mayoria-anglofona-camerun-20220112152308.html (ESPANOL)

Cameroon: Crise anglophone : L’avocat et sénateur SDF Henry Kemende assassiné à Bamenda

12/01/22

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Des sources dignes de foi renseignent que ce sénateur du Social Democratic Front(SDF) a été abattu par des présumés séparatistes dans la nuit du 11 janvier 2022 à Bamenda, chef-lieu de la région du Nord-Ouest.

Les combattants séparatistes viennent de faire une nouvelle victime. Me Henry Kemende, a été assassiné hier nuit. Des hommes armés ont fait incursion au domicile du sénateur et ont ouvert le feu sur lui. Grièvement blessé, il n’a survécu aux balles de l’adversaire hier nuit à Bamenda. ABK radio indique que le véhicule du défunt é été emporté et son épouse, kidnappée. Dans la ville de Bamenda, c’est la consternation et l’émoi. L’on se demande encore les raisons qui auraient poussés les bourreaux à commettre cet acte.

L’on se souvient que l’avocat au Barreau du Cameroun Henry Kemende avait été élu Sénateur SDF à l’issue des dernières élections sénatoriales au Cameroun en 2018.

Il était connu comme un acteur du développement, par conséquent, un fervent défenseur de la paix. En 2018, le sénateur de l’opposition avait saisi le procureur général de la cour d’appel de Bamenda pour « meurtre, torture et incendie » sur le village de Balikumbat dans la région de Bamenda dans le Nord-Ouest du Cameroun après que qu’un mort, des personnes molestées et des maisons brulées y avaient été enregistrés dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre.

 « J’ai pris la décision de saisir le procureur parce que je me suis dit qu’il était grand temps de mettre un coup d’arrêt aux atrocités commises dans des zones où la population est prise en tenaille. D’un côté par les Ambazoniens, et de l’autre côté par les militaires, les forces régulières. Et au milieu de ces deux camps, la population elle, est impuissante », soutenait Kemende Henry Gamsey en ajoutant : « C’est important que vous sachiez que je suis originaire de cette localité, que c’est mon village maternel, insiste Kemende Henry Gamsey, qui considère ces informations fiables. J’ai donc de nombreux informateurs sur place. Et si plus d’une dizaine d’informateurs me racontent la même chose, me disent qu’ils ont vu des militaires, parlant français, vêtus en uniforme, avec de grands fusils : comment je peux douter ? », se demandait-il.

[…]

https://www.lebledparle.com/fr/politique-cameroun/1125285-crise-anglophone-l-avocat-et-senateur-sdf-henry-kemende-assassine-a-bamenda

https://www.cameroon-info.net/article/cameroun-crise-anglophone-des-inconnus-ont-assassine-le-senateur-henry-kemende-gamsey-a-bamenda-407163.html

https://www.camerounweb.com/CameroonHomePage/NewsArchive/Un-chef-ambazonien-livre-les-assassins-du-s-nateur-Kemende-Henry-636001

https://agencecamerounpresse.com/2021-soci%C3%A9t%C3%A9/n%C3%A9crologie-le-s%C3%A9nateur-henry-kemende-assassin%C3%A9-%C3%A0-bamenda.html

(ENGLISH)

https://www.bbc.com/news/live/world-africa-59833708

Cameroon/Canada: Death threats against rights lawyer Felix Agbor Nkongho

06/11/21

The Observatory for the Protection of Human Rights Defenders, a partnership of the World Organisation Against Torture (OMCT) and FIDH, requests your urgent intervention in the following situation in Cameroon.

Description of the situation:

The Observatory has been informed about the death threats against Felix Agbor Nkongho, aka Agbor-Balla, a human rights lawyer, Vice-President of the African Bar Association (AFBA) for Central Africa and founder of the Centre for Human Rights and Democracy in Africa (CHRDA). Mr. Agbor Nkongho is a prominent defender of the rights of the Anglophone minority in Cameroon who advocates for a peaceful resolution to the Anglophone crisis [1] .

Between October 29, 2021 and November 1, 2021, Felix Agbor Nkongho attended a Leadership Retreat in Toronto, Canada, organised by the NGO Coalition for Dialogue and Negotiations. The aim of the retreat was to discuss collaborative actions towards a peaceful resolution to the ongoing conflict in the English-speaking regions of Cameroon, namely by improving dialogue, protecting human rights and granting humanitarian aid, and promoting negotiation with the support of international mediation. Throughout the week, Felix Agbor Nkongho received multiple death threats on social media and by a voice message on Whatsapp calling “any separatist or ‘Ambazonian’ to kill him” should he be seen in the cities of Buea or Kumba.

The Observatory strongly condemns the above-mentioned death threats against Felix Agbor Nkongho and recalls that this is not the first time he faces attacks and acts of harassment. On May 6, 2020, he was dismissed from his job as a lecturer in the Faculty of Law and Political Science of the State-owned University of Buea after he asked his students to critically engage with and discuss the Anglophone crisis in an exam. Moreover, on January 10, 2017, following his participation in a peaceful protest, Felix Agbor Nkongho was arbitrarily arrested and detained on charges of “terrorism”, “treason”, “civil unrest” and “jeopardising the peace and unity of the Republic of Cameroon” by the Military Tribunal of Yaoundé under the 2014 Anti-Terrorism Law, which contravenes the African Commission on Human and Peoples’ Rights (ACHPR) principles on the right to a fair trial and allows for Cameroonian citizens to be charged in military courts. Mr. Agbor Nkongho was finally released on August 31, 2017 through Presidential Decree and all charges against him were then dropped.

The Observatory further condemns the increase in recent years of intimidation and attacks against human rights defenders in Cameroon, particularly since the beginning of the socio-political crisis in the Anglophone regions at the end of 2016, and recalls that several defenders of the rights of the Anglophone minority have been subjected to attacks, harassment and arbitrary detention under the Anti-Terrorism Law, or enforced disappearance, including Messrs. Mancho Bibixy TseFranklin Mowha and Samuel Ajiekah Abuwe, who died in military custody in August 2019.

[…]

https://www.fidh.org/en/issues/human-rights-defenders/cameroon-death-threats-against-human-rights-lawyer-felix-agbor

https://allafrica.com/stories/202110140575.html

https://en.wikipedia.org/wiki/Felix_Agbor_Balla

(FRANCAIS)

https://www.camerounweb.com/CameroonHomePage/features/NOSO-sortie-fracassante-d-un-anglophone-en-exil-sur-Agbor-Balla-sur-la-r-union-de-Canada-626329

Cameroon: CAMEROUN :: ILS DÉFENDENT LES DROITS HUMAINS AU PÉRIL DE LEUR VIE

19/07/21

Ils défendent les droits humains au péril de leur vie

Les avocats Nkongho Felix Agbor Balla, Alice Nkom…Jean Claude Fogno, Charlie Tchikanda et Maximilienne Ngo Mbé ne renoncent pas…

Le Cameroun n’a pas encore formulé de loi pour la protection des défenseurs des droits humains comme le propose la Résolution 53/144  de l’Organisation des  Nations  Unies(Onu) sur la question.

La situation sécuritaire dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest n’est guère reluisante en ce début du mois de juillet 2021. Avocat au barreau du Cameroun et leader d’une organisation de défense des droits humains dénommée en anglais Center For Human Right en Justice In Arica (Chrda), Me Nkongho Felix Agbor Balla , ne cache pas son indignation dans un post diffusé sur la toile il y a quelques jours. « Lorsqu’une révolution assassine ceux qu’elle est censée protéger, lorsqu’une révolution commet des crimes et décapitations atroces et horribles pendant que les leaders ne condamnent pas de tels actes, alors, aussi bien la révolution que le commandement est en erreur. Nous avons des doléances légitimes mais décapiter nos frères ne peut être une justification suffisante pour la révolution.
Je me lamente pour cette lutte. Comment en sommes nous arrivés à ce niveau de monstruosité? Il est impératif de repenser cette révolution », écrit-il. Il dénonce les groupes armées qui se battent pour la sécession. C’est avec une ardeur similaire qu’il critique les exactions causées par les forces gouvernementales à l’endroit des civils dans les deux régions sinistrées. « Chaque jour nous recevons des menaces de différents groupes armés ou des forces gouvernementales. Nous restons froids dans la rédaction de nos rapports ou au niveau de l’expression de nos dénonciations. Le défenseur des droits humains n’a pas de parti pris. Il travaille pour la préservation de la dignité humaine, même au risque de sa vie. Il doit être extrêmement prudent et travailler en réseau afin que les autres organisations ou militants de défense des droits humains soient au courant des menaces orchestrées contre sa personne », explique-t-il.

Dénoncer les exactions d’où qu’elles viennent

Et il  n’entend pas reculer. Car il fait partie des figures fortes de la société civile dans les deux régions anglophones du Cameroun. Juste avant le conflit armé déclenché par des mouvements sécessionnistes communément appelé « ambazoniens », cet avocat et plusieurs autres acteurs de la société civile ont été embastillés à la prison centrale de Yaoundé pour avoir, courant 2015-2016, au nom du consortium de la société civile, revendiqué de meilleures conditions de travail pour les enseignants et les avocats dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Venu à Bafoussam le mois d’avril  dernier pour animer un séminaire portant, entre autres, sur les mécanismes de protection des défenseurs des droits humains, il a fait savoir à l’assistance constituée principalement de journalistes et d’avocats que son quotidien, en qualité de défenseur des droits humains, surtout dans les zones en conflit armé comme celles  du Nord-Ouest et du Sud-ouest, est constitué de multiples attaques venant des forces de défense et de sécurité ou des groupes séparatistes armés dénoncés pour des exactions qu’ils commettent contre les populations civiles.

[…]

https://www.camer.be/mobile/87184/11:1/cameroun-ils-defendent-les-droits-humains-au-peril-de-leur-vie-cameroon.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Alice_Nkom

http://www.redhac.info/biographie-directrice.php

https://en.wikipedia.org/wiki/Felix_Agbor_Balla (ENGLISH)

https://en.wikipedia.org/wiki/Alice_Nkom

https://en.wikipedia.org/wiki/Maximilienne_Ngo_Mbe

Cameroonian Human Rights Lawyer Detained on Bogus Terrorism Charges

07/03/21

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Today marks one week since prominent Cameroonian human rights lawyer, Amungwa Tanyi Nicodemus, was thrown behind bars on bogus charges of inciting terrorism. He should be released immediately.

Gendarmes arrested Amungwa on May 31 at the Groupement Territorial de la Gendarmerie in Cameroon’s capital, Yaoundé, while he was assisting a client. According to Amungwa’s lawyers, after Amungwa complained that Cameroon’s criminal procedure had been breached in his client’s case, the gendarme in charge of the investigation seized Amungwa’s phone without a warrant, claiming Amungwa had taken photographs at the facility. While searching for the alleged photographs, the gendarme found other photographs that recorded alleged military abuses in Cameroon’s Anglophone regions and arrested Amungwa, his lawyers said.

Amungwa was transferred to the Service Central des Recherches Judiciaires (SCRJ), at the State Defense Secretariat (Secrétariat d’État à la défense, SED) – a detention facility where Human Rights Watch has previously documented repeated resort to incommunicado detention and torture – where he remains detained.

On June 1, Amungwa’s lawyers and the head of the Cameroon bar association visited him in detention and urged his release. Two days later, the Yaoundé military court prosecutor rejected Amungwa’s lawyers’ request for bail and returned the case to the SCRJ for “relevant checks.”

Amungwa, a member of the Cameroon bar association, is one of the lawyers representing Sisiku Julius Ayuk Tabe, the jailed leader of the Cameroonian separatist group, the Ambazonia Interim Government, and several other people arrested in connection with the Anglophone crisis.

“Amungwa’s arrest is a direct attack on the legal profession,” Ayukotang Ndep Nkongho, one of Amungwa’s lawyers, told me. “His arbitrary detention reveals a system geared towards stifling and undermining the role and activities of lawyers involved in key human rights cases.”

[…]

https://www.hrw.org/news/2021/06/07/cameroonian-human-rights-lawyer-detained-bogus-terrorism-charges

https://www.hrw.org/fr/news/2021/06/07/un-avocat-camerounais-des-droits-humains-detenu-suite-de-fausses-accusations-de (FRANCAIS)

https://www.camer.be/86452/30:27/cameroun-le-redhac-denonce-larrestation-et-detention-arbitraire-de-me-amungwa-tanyi-nicodemus-cameroon.html

https://actucameroun.com/2021/06/07/crise-anglophone-sisiku-ayuk-tabe-reagit-a-larrestation-de-son-avocat-amungwa-tanyi/

Provisional Report on the Arrest and Detention of Barrister AMUNGWA TANYI Nicodemus

On Monday the 31st of May 2021, Barrister AMUNGWA TANYI Nicodemus (a Lawyer to the Cameroon Bar Association ) was arrested while assisting his client at the Groupement Territorial de Yaoundé.

It is important to note that Barrister AMUNGWA TANYI Nicodemus is a committed human rights lawyer whose selflessness and dedication to the protection and promotion of the rights of the vulnerable makes violators uncomfortable and ready to oust him or paralyse the quality of his services.

On Monday the 31st of May 2021, Barrister AMUNGWA TANYI Nicodemus went to the Groupement Territorial de la Gendarmerie de Yaoundé to assist a litigant (his client) who had been arrested and locked up. The investigator (Adjudant Chef MINLO) records the statement of the litigant (note that the litigant is a client of Barrister AMUNGWA TANYI Nicodemus). After the recording the statement, Adjudant Chef MINLO moves to the next phase of the investigation, that of CONFRONTING THE PARTIES. At this stage, Barrister AMUNGWA TANYI Nicodemus realizes that Adjudant Chef MINLO rather wants to confront the lawyer of the adverse party to Barrister AMUNGWA TANYI Nicodemus’ client. Barrister AMUNGWA contests this and points out to the lawyer of the adverse party and Adjudant Chef MINLO that the Cameroon Criminal Procedure Code regulating the aspect of confrontation of parties during criminal investigations doesn’t allow a lawyer to ask and take questions in place of his client. As Adjudant Chef MINLO and the lawyer of the adverse party realize that Barrister AMUNGWA would not permit them contravene this procedural rule, the lawyer of the adverse party concerts with Adjudant Chef MINLO and starts screaming that he suspects Barrister AMUNGWA of taking snapshots. Barrister AMUNGWA holds out his phone, shows it to Adjudant Chef MINLO who rather seizes the phone and starts spouting obscenities at Barrister AMUNGWA TANYI Nicodemus. Obviously frustrated at the dexterity with which Barrister AMUNGWA TANYI Nicodemus defended his client’s rights, Adjudant Chef MINLO, not finding any picture related to the on going investigation, concludes that the images of the atrocities in the war torn regions found in Barrister AMUNGWA’s phone are tantamount to Acts of Terrorism. If Adjudant Chef MINLO can contravene the provision of the Criminal Procedure Code on confronting the parties it is just normal that he will stop at nothing in his bid to implicate anyone and particularly the one, Barrister AMUNGWA TANYI Nicodemus who exposes his abusive behavior.

So, Adjudant Chef MINLO abusively seizes Barrister AMUNGWA TANYI Nicodemus’ phone and frames him up for Acts of Terrorism whereas the former is in the exercise of his professional duties, that of assisting a litigant. Barrister AMUNGWA is then transferred to Service Central des Recherches Judiciaires (SCRJ) at about 5 p.m. The next day, Tuesday the 1st of June 2021, the Bâtonnier of the Cameroon Bar Association, Maître ATANGANA BIKOUNA Claire and two other lawyers Maître DJODO Crepin and I, AYUKOTANG NDEP NKONGHO visited Barrister AMUNGWA TANYI Nicodemus at SCRJ. While there, the Bâtonnier spoke with him and reassured him of her support. She then spoke with the Lieutenant at SCRJ charged with investigating the case and stated the position of the Cameroon Bar Association, the release of Barrister AMUNGWA. We left the service. Later in the day, Barristers NDETAN Victor and PEKUM Emmanuel visited him.

On Wednesday the 2nd of May 2021, Senior Barrister AKUWIYADZE Joseph, Barristers GBAKA Ernest, PEKUM Emmanuel and I, AYUKOTANG NDEP NKONGHO went to SCRJ and assisted him during the recording of his statement. At the end of the exercise, Senior Barrister AKUWIYADZE Joseph reiterated the position of the Cameroon Bar Association expressed the day before by the Bâtonnier Me. ATANGANA BIKOUNA Claire.

Yesterday, the 3rd of June 2021, Barrister AMUNGWA TANYI Nicodemus was presented to the Commissaire du Gouvernement du Tribunal Militaire de Yaoundé. The Bâtonnier was present and stayed on for about 3 hours. Immediately the Bâtonnier arrived, she spoke with and assured him. She then was ushered into the office of the Commissaire du Gouvernement where besides requesting the release of Barrister AMUNGWA TANYI Nicodemus, she, the Bâtonnier drew the attention of the Commissaire du Gouvernement to some unconscionable and wayward behavior of the gendarmes charged with the custody of Barrister AMUNGWA TANYI Nicodemus. Whereas the Commissaire du Gouvernement intervened immediately on the issue the gendarmes behavior and caused the gendarmes to treat Barrister AMUNGWA with respect of his inherent human dignity, the issue of release was left pending.

At about 7:30 p.m., the Commissaire du Gouvernement invited the Bâtonnier into his office. The Bâtonnier accompanied by Bar Council Member Maître Daniel Blaise NGOS, Maître Anne Yolande NGO MINYOGOG, Maître Dorcas NGONGME, Maître NDZODE NDE Yves, Barrister SAMKIA TITANJI, Barrister NDETAN Victor, Barrister PEKUM Emmanuel, Maître NDJODO Crepin, Maître FONGANG Jean Marc, Barrister ACHA MACKLEANS, Barrister KUHSEN Nicoline and I, Barrister AYUKOTANG NDEP NKONGHO got into the office of the Commissaire du Gouvernement. While in his office, he, the Commissaire du Gouvernement explained to us that he has returned the file to the investigating unit SCRJ for relevant checks. That as a result Barrister AMUNGWA TANYI Nicodemus will be held in custody until the eventual forwarding of the file by SCRJ to him, the Commissaire du Gouvernement. The Bâtonnier requested the release of Barrister AMUNGWA but the Commissaire du Gouvernement submitted that the request is considered and it would be appreciated and responded to in due time. It is with this conclusion that the Bâtonnier, accompanied by the other lawyers, walked to Barrister AMUNGWA, reassured him and while he was taken back to SCRJ by gendarmes, the lawyers retired to their respective destinations.

Done in Yaounde, this day, Friday the 4th of June 2021 at 9 a.m.

By AYUKOTANG NDEP NKONGHO, Advocate to the Cameroon Bar Association.

(Facebook)