Daily Archives: 29/11/2020

Tanzania/USA: American Bar Association Statement of Concern on Permanent Disbarment of Tanzanian Lawyer, Fatma Karume

25/11/20

The ABA is deeply concerned with the decision of the Advocates Disciplinary Committee to permanently disbar Ms. Fatma Karume from practicing law in Tanzania and urges the Committee to immediately reconsider its decision.

The American Bar Association (ABA) is deeply concerned with the decision of the Advocates Disciplinary Committee in Tanzania, delivered on September 23, 2020, to permanently disbar Ms. Fatma Karume from practicing law in Tanzania. The decision follows Ms. Karume’s suspension by the High Court in September 2019, based on allegations of unprofessionalism and misconduct arising from language she used in a constitutional case challenging President Magufuli’s appointment of Professor Adelardus Kilangi as the Attorney General of Tanzania. Reviewing the decision of the Advocates Disciplinary Committee, the ABA considers Ms. Karume’s disbarment to be a disproportionate penalty under international law norms. Only in the most serious of cases of misconduct must a lawyer be disbarred.

The United Nations Basic Principles on the Role of Lawyers 1  are clear that lawyers must be able to perform their duties without intimidation or harassment and should not suffer retaliation for action taken in accordance with their professional duties (Art. 16). The U.N Basic Principles (Art. 23) and the International Covenant on Civil and Political Rights (Art. 19), which Tanzania ratified in 1976, 2 further affirm that lawyers, like other citizens, have the right to freedom of expression. The U.N Basic Principles specifically note that lawyers have “the right to take part in public discussion of matters concerning the law, the administration of justice and the promotion and protection of human rights” (Art. 23).

[…]

https://www.americanbar.org/groups/human_rights/reports/tanzania–american-bar-association-statement-of-concern-on-perma/

https://allafrica.com/stories/202009240092.html

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Lebanon: L’agression d’un avocat par des agents des FSI suscite un vaste tollé

27/11/20

L’agression d’un avocat par des agents des FSI suscite un vaste tollé

Alors qu’un avocat stagiaire, Éphrem Halabi, roulait mercredi dans le quartier de Corniche Mazraa, avec à bord de son véhicule une jeune avocate stagiaire, il s’arrête à un barrage des FSI. Les agents lui demandent ses papiers, ayant noté qu’il avait enfreint le règlement de la circulation alternée. S’ensuit alors une âpre discussion autour du point de savoir s’il a ou non le droit de circuler avec un numéro impair, qui était inapproprié ce jour-là. Les versions de l’avocat et des agents de sécurité diffèrent pour la suite. Le premier affirme que les agents l’ont injurié et insulté le bâtonnier Melhem Khalaf, tandis que les policiers affirment que c’est lui qui s’en est pris à eux. Il reste que le conducteur a été descendu de force de sa voiture et plaqué à terre. Une vidéo le montre à plat ventre sous le genou d’un homme en treillis, rappelant la scène devenue virale dans laquelle un policier de Minneapolis (États-Unis) avait maintenu son genou sur le cou d’un Américain noir, George Floyd, jusqu’à l’étouffer. Dans la vidéo tournée à Corniche Mazraa, on entend quelqu’un s’exclamer : « Il est en train de l’étouffer. Il va le tuer ! » Penchés sur l’homme, qui essayait en vain de dégager sa tête, de nombreux policiers s’employaient à lui passer les menottes derrière le dos.

« Vous défigurez votre image ! »

Alerté par l’incident, le bâtonnier Khalaf s’est rendu immédiatement sur le lieu de l’agression. Dans une autre vidéo, on le voit fulminer face aux auteurs des faits : « Je ne garderai pas les bras croisés face à quiconque passe des menottes à un avocat. Les menottes sont pour les voyous et pour ceux qui tirent. Vous faites les matamores face à un avocat ? (…) Vous défigurez votre image ! » Des informations rapportent que le bâtonnier de Beyrouth a préparé un dossier pour porter plainte.

Les violences policières ont été également fustigées par plusieurs responsables et partis politiques. Le président de la commission parlementaire des Droits de l’homme, Michel Moussa, a estimé dans un communiqué, que « quelles que soient les circonstances de l’infraction, celle-ci doit être traitée conformément à la loi, et loin de la violence ». « Les éléments sécuritaires chargés d’appliquer les lois doivent les respecter. Nous demandons à leurs supérieurs hiérarchiques de mener une enquête transparente et de sanctionner les coupables », a-t-il réclamé.

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https://www.lorientlejour.com/article/1242622/lagression-dun-avocat-par-des-agents-des-fsi-suscite-un-vaste-tolle.html

https://www.lorientlejour.com/article/1242629/les-fsi-affirment-video-a-lappui-que-lavocat-plaque-au-sol-a-porte-en-premier-un-coup-a-un-policier.html

(ENGLISH)